Dans ce test
- Un design sobre, qui rend mieux qu’un Sony XM6 sur la tête
- La batterie et les coussinets se changent soi-même
- Parmi les plus confortables, à condition de bien régler l’arceau
- Côté connexion et aptX Lossless, on est bien servi, avec trois précisions
- Une application complète, sans se perdre dans les menus
- Le tactile, je suis pas fan du tout
- La réduction de bruit n’est plus un point faible
- Un son hyper réussi, avec le bon codec
- En appel, un très gros boulot dans le bruit
- Les alternatives
Un design sobre, qui rend mieux qu’un Sony XM6 sur la tête
Comme toujours, on reste dans la lignée des Momentum. C’est sobre, c’est épuré, il y a pas d’extravagance. Le châssis est principalement en plastique, avec quelques touches de métal, un arceau habillé d’un tissu texturé et une petite plaque métallique qui rappelle la marque de manière très élégante. Une fois sur la tête, je trouve que ça rend mieux qu’un Sony XM6, qui a des pavillons assez gros. Mon préféré en design reste le Sony 1000X The Collexion, plus massif mais plus chic, mais bon, il est beaucoup plus cher.

Le mien est noir, et il existe aussi en blanc et dans un bleu façon jean. Il est affiché à 399 € en prix public conseillé, hors promotion, soit un tarif de lancement 50 € plus cher que celui du Momentum 4. Avec 290 g, il pèse environ 35 g de plus que le Sony XM6, ce qui reste dans la bonne moyenne de cette catégorie.
Comme souvent avec les casques, il a aucune certification d’étanchéité, donc attention à la pluie. Et contrairement au Sony XM6, il se plie pas, on peut seulement rabattre les coussinets. À l’usage, c’est pas si grave, grâce à sa pochette extrêmement fine, avec une petite poignée et des rangements pour le câble mini-jack et le câble USB-C. Une fois fermée, elle est très rigide. À côté de celle du XM6, elle dépasse un peu sur les côtés, mais elle est beaucoup plus fine, et dans un sac, c’est plus pratique.
▶ Les deux pochettes côte à côte, dans la vidéo
La batterie et les coussinets se changent soi-même
Ça, ça fait extrêmement plaisir. Quand on voit que le Momentum 4 a duré 4 ans, c’est une bonne chose que Sennheiser ait bien bossé la réparabilité. Les coussinets se déclipsent facilement. Et avec un petit tournevis de précision, il suffit d’enlever les quatre petites vis sous le coussinet gauche pour accéder à la batterie de 700 mAh et la remplacer soi-même. C’est pas quelque chose qu’on fait tous les jours, mais c’est possible, et ça prend 3 ou 4 minutes. Sur ce segment, quasiment personne d’autre le fait, et le seul que j’ai en mémoire, c’est le Fairbuds XL de Fairphone.

▶ Le changement de batterie, dans la vidéo
Parmi les plus confortables, à condition de bien régler l’arceau
Les oreillettes sont assez larges et assez profondes, avec un fond rembourré. Même si vous avez les oreilles un peu décollées et qu’elles touchent le fond, le casque reste confortable. Au final, il fait partie des meilleurs de sa catégorie en confort, même si je préfère encore le Sony 1000X The Collexion, qui est encore une fois beaucoup plus cher.

Le seul piège, c’est l’arceau, qui se règle sans cran. Il faut bien prendre le casque et le poser au milieu pour qu’il se règle pareil des deux côtés. Si je le prends un peu de travers, il se règle d’un seul côté, le poids se retrouve déséquilibré et on perd du confort.
Le maintien est très bien aussi. On peut marcher avec sans problème, sans bruits parasites, et il reste bien sur la tête. Par contre, comme sur tous les casques, et encore plus sur celui-là qui n’est pas certifié IP, je vous déconseille de le porter pour faire du sport.
▶ L’arceau qui se règle d’un seul côté, dans la vidéo
Côté connexion et aptX Lossless, on est bien servi, avec trois précisions
En Bluetooth 5.4, il gère le multipoint, pour l’utiliser sur deux appareils en même temps. Côté codecs, il a du SBC, de l’AAC, de l’aptX, de l’aptX Adaptive et surtout de l’aptX Lossless, qui transmet une qualité audio CD sans perte. Il est certifié Hi-Res Audio et Snapdragon Sound. Tout ça, c’est super, mais il y a trois précisions à faire sur l’aptX Lossless.
La première, c’est qu’il est pas activé par défaut. Il faut aller dans les réglages de l’application, dans « Priorité du mode audio », et activer les deux paramètres, « Haute résolution 24 bits/96 kHz » et « Sans perte 16 bits/44,1 kHz », sinon on reste en aptX Adaptive.

La deuxième, c’est qu’il te faut un smartphone compatible Snapdragon Sound, comme le Xiaomi 17 Ultra que j’ai utilisé. Les iPhone restent en AAC, qui est beaucoup plus compressé. Et le Samsung Galaxy S26 Ultra est coincé lui aussi. Malgré son processeur Qualcomm, il gère ni l’aptX Adaptive ni l’aptX Lossless, et comme le casque n’a pas le LDAC, il reste en aptX de base.

La troisième est plutôt une bonne nouvelle. Sennheiser vend aussi le BTD 700, un petit dongle capable d’envoyer de l’aptX Lossless peu importe la source. Je le branche à mon iPhone, et ça y est, mon iPhone devient compatible, la petite LED du dongle passe en violet pour le prouver. Du coup, j’ai l’aptX Lossless sans rien avec le Xiaomi, et avec le dongle sur le Samsung, l’iPhone ou même mon Mac.
Et comme toujours avec les Momentum, on peut aussi se brancher en filaire, avec les deux câbles fournis dans la boîte, un mini-jack 3,5 vers 2,5 et un USB-C. Le son passe par l’USB-C pendant que le casque se recharge, et on garde la réduction de bruit active, les commandes tactiles et même la détection de port. On perd seulement ce qui dépend de l’application, comme le Dolby Atmos. Et ça, bien sûr, c’est un énorme point fort face aux casques Sony, qui sont toujours pas capables de faire passer le son par l’USB-C. Dernier point à noter, même avec le câble mini-jack, on peut pas l’utiliser éteint. Il a pas de mode passif.
▶ La LED violette du dongle BTD 700, dans la vidéo
Une application complète, sans se perdre dans les menus
Le Momentum 5 fonctionne avec Smart Control Plus, une application que j’aime bien parce qu’elle est assez complète sans qu’on se perde dans trop de sous-menus. Il y a juste deux pages, la principale et celle des réglages plus avancés.

Avec My Sound, on a des profils prédéfinis, mais on peut aussi en créer un, soit avec Sound Check, une égalisation simplifiée, soit avec le bon vieil égaliseur à bandes. Les zones sonores changent les réglages selon l’endroit où on est, grâce à la géolocalisation du téléphone. On a aussi l’audio spatial optimisé pour Dolby Atmos, la réduction de bruit, et une fonction sympa pour retrouver son casque en le faisant sonner. Bref, c’est vraiment très complet.
▶ L’application Smart Control Plus, dans la vidéo
Le tactile, je suis pas fan du tout
Un seul bouton physique sert à l’allumer, l’éteindre et lancer l’appairage. Le reste passe par une grande zone tactile sur l’oreillette droite, avec un tap pour lecture et pause et des glissements pour les pistes et le volume. Il y a aussi des gestes que j’aime moyennement, pincer à deux doigts pour régler progressivement la réduction de bruit, du mode transparence jusqu’au maximum, et un double tap à deux doigts pour activer le Dolby Atmos.

Je suis pas fan du tout du tactile, surtout que sur celui-ci, le moindre tap s’amplifie dans l’oreille, et c’est pas agréable. Pour tout vous dire, à part monter le volume, je fais tout le reste au téléphone, c’est beaucoup plus agréable.
▶ Les gestes tactiles, dans la vidéo
La réduction de bruit n’est plus un point faible
C’était le plus gros chantier de cette version 5. Sennheiser a doublé le nombre de micros dédiés à la réduction de bruit, avec maintenant quatre par oreillette, soit 8 au total. Quand on lit bien les petites lignes, le « trois fois plus efficace » porte surtout sur les voix et les conversations. En même temps, c’était pas compliqué, parce que sur le Momentum 4, c’étaient vraiment des fréquences oubliées.

J’ai beaucoup voyagé avec pendant ce mois de test, et c’est un très gros progrès par rapport au Momentum 4. Je pense qu’il arrive au niveau d’un Sony WH-1000XM5 ou d’un Bose QC Ultra, encore un petit peu en retrait par rapport au XM6 ou à l’AirPods Max 2. Bref, la réduction de bruit est largement suffisante pour voyager tout en étant dans sa bulle, sans mettre le volume hyper fort. Attention par contre, ne touchez surtout pas les grilles des micros, ça peut générer un bruit très désagréable, et j’ai parfois des petits bruits aigus pas sympas du tout.
Le mode transparence est pas fatigant, mais un bruit blanc persiste, et la musique sonne un peu moins bien quand il est activé. Ce qui fait que je l’utilise très rarement.
▶ Écouter la mesure de la réduction de bruit, dans la vidéo
Un son hyper réussi, avec le bon codec
Le Momentum 5 a des haut-parleurs de 42 mm inspirés de la série HD 600, la référence un peu studio de Sennheiser, fabriqués sur les mêmes lignes irlandaises que le HDB 630. Mais du coup, est-ce qu’il sonne pareil que le HDB 630 ? Pas vraiment, sa signature est un peu différente. Et différente veut pas forcément dire moins bien, elle est juste différente. Les basses sont un peu plus présentes, surtout tout en bas du spectre, avec les mêmes médiums doux et naturels et des aigus précis sans jamais être agressifs.
De mon côté, je préfère la signature ultra équilibrée du HDB 630. Mais le Momentum 5 est un excellent compromis, parce que son son flatteur est plus permissif, ce qui le rend à l’aise sur tous les types de musique. Les adeptes de musique classique voudront peut-être baisser un tout petit peu les basses et remonter un tout petit peu les aigus dans l’égaliseur. Sa signature de base est hyper réussie, et ça même à fort volume.
Bon, tout ça, bien sûr, c’est à condition d’utiliser le bon codec Bluetooth ou le filaire. En AAC sur iPhone, je peux vous garantir que c’est relativement plat et que ça manque clairement de détails. Contrairement à un AirPods Max 2, qui retravaille le son à fond pour compenser la compression de l’AAC, le Momentum 5 vous donne le son tel qu’il le reçoit, donc on entend la différence entre de l’AAC et du sans perte. Si vous avez un iPhone, ça vaut le coup d’acheter le BTD 700.
Pour les films, il est super. Les basses bien graves sont parfaites pour le son d’ambiance et les voix sont très bien retransmises, grâce à ses médiums. Le Dolby Atmos ajoute une bonne spatialisation et surtout une scène sonore très large. Ce que j’ai pas aimé, c’est le suivi des mouvements de la tête, avec un tout petit décalage qui fait sentir qu’on a ajouté un truc virtuel. Il vaut mieux le désactiver. Et attention si vous regardez des films avec le dongle BTD 700, vous aurez de la latence, parce que l’appareil pense que vous avez un casque filaire et compense pas celle du Bluetooth.

Pour les jeux vidéo, c’est top à condition d’être en filaire, et c’est tellement bien que je l’ai même utilisé sans souci pour des jeux solo sur mon ordi. Le seul problème, c’est le micro pour parler avec ses amis. Je pense qu’ils préféreront que vous utilisiez un vrai casque gamer avec un micro déporté, parce qu’ils vont entendre pas mal de bruits de touches.
▶ Le son, face au HDB 630, dans la vidéo
En appel, un très gros boulot dans le bruit
Pour les appels, il a 8 micros au total, avec des protections physiques contre le vent et un traitement qui isole la voix quand ça devient bruyant. J’ai fait un enregistrement d’appel au calme, puis avec un très gros bruit de ville sur toutes les enceintes du studio. Il fait un très gros boulot pour atténuer tout ce qu’il y a autour de moi. Ma voix est plus robotisée, mais au moins, on comprend très bien ce que je dis.
▶ Écouter les deux enregistrements dans la vidéo
Les alternatives
Si tu veux la meilleure réduction de bruit possible, il vaudra mieux prendre un Sony XM6 ou un AirPods Max 2. Pour moins cher, tu as le JBL Live 780 NC que j’ai testé récemment, le Nothing Headphone (a), ou même le Momentum 4, toujours très bon et en promo depuis la sortie du 5. Enfin, si tu cherches au maximum la précision audiophile, le HDB 630, pour seulement 100 € de plus, reste un petit peu au-dessus. Le HDB 630, ça fait plusieurs mois que je l’utilise, et c’est encore le casque que j’utilise le plus au quotidien.


