Dans ce test
- Pourquoi l’industrie a abandonné ce format
- Un bel objet, avec l’ADN de Marshall
- Bluetooth 6.0 et LDAC : en sans-fil, c’est carton plein
- Une molette plutôt qu’une surface tactile
- Des coussinets et une batterie qu’on change soi-même
- Le confort, ce qui m’a le plus surpris
- La réduction de bruit, très bon boulot sur les bruits constants
- Un son énergique, pas neutre, et c’est assumé
- L’autonomie : j’avais tout faux
- Les appels, à toi de juger
- Là où le format ne peut pas gagner
Pourquoi l’industrie a abandonné ce format
Avant le sans-fil et la réduction de bruit active, le casque mobile, c’était ça. Un casque très léger qu’on pose sur les oreilles, qui se plie et qu’on met dans son sac, avec des oreilles qui respirent.

Puis la réduction de bruit active est arrivée dans le grand public, et le format a fait face à une contrainte physique. Pour annuler efficacement le bruit, il vaut mieux une bonne isolation passive, donc une oreille bien recouverte. Tout le monde est parti sur un gros casque qui englobe l’oreille, et on a perdu trois gros points forts. Le poids, l’encombrement, et des oreilles qui cuisent pas au bout de 2 heures. Après l’été caniculaire qu’on a connu, j’étais content de tester ce type de casque.
Je pense que c’est pour ces trois critères que Marshall revient sur ce segment avec le Milton. Sur le papier, ils nous promettent le meilleur des deux mondes, et j’ai voulu vérifier ça dans la vraie vie.
▶ Le Milton ANC plié dans la main, dans la vidéo
Un bel objet, avec l’ADN de Marshall
Cette marque, vous me l’avez beaucoup demandée en commentaire. Quand je pense à Marshall, je pense aux amplis mythiques derrière les plus grands artistes sur scène. On retrouve cet ADN dans ce casque, avec un traitement qui ressemble un petit peu à du cuir, le logo Marshall doré et un bouton en laiton.

C’est un bel objet qu’on a plaisir à porter.
▶ Le logo doré et le bouton en laiton, dans la vidéo
Bluetooth 6.0 et LDAC : en sans-fil, c’est carton plein
Le Milton ANC est un casque supra-auriculaire, qui vient se poser sur l’oreille, avec une réduction de bruit active adaptative. Il est vendu 199 € en prix public conseillé, hors promotion, et se place entre le Major V et le Monitor III ANC dans la gamme Marshall.

Dedans, il y a des haut-parleurs de 32 mm et six micros, pour la réduction de bruit et les appels. Il embarque du Bluetooth 6.0, du multipoint pour jongler entre deux appareils, la compatibilité LE Audio et Auracast, et le codec LDAC pour l’audio en haute résolution.
En filaire aussi, c’est très bien, en USB-C ou avec le câble USB-C vers mini-jack fourni. Et le câble est super bien géré, puisque branché en filaire, le casque coupe pas le Bluetooth. Si votre téléphone sonne pendant que vous êtes sur l’ordinateur, il se connecte tout seul au téléphone et vous prenez l’appel. Il est aussi compatible avec Localiser d’Apple et de Google.
▶ Le Bluetooth qui reste actif en filaire, dans la vidéo
Une molette plutôt qu’une surface tactile
À l’usage, c’est clairement un casque que j’ai plaisir à utiliser, ne serait-ce que pour ses commandes. La petite molette dorée gère le changement de piste, le volume et l’allumage, et je préfère 100 fois un bouton physique comme ça qu’une surface tactile.

Le petit bouton M s’assigne dans l’application, et moi, je l’ai mis sur la réduction de bruit active. L’application est complète tout en sachant rester simple, avec un égaliseur cinq bandes, des profils et un mode Soundstage qui élargit la scène sonore.
▶ L’égaliseur de l’application, dans la vidéo
Des coussinets et une batterie qu’on change soi-même
Je fais maintenant hyper attention à la réparabilité, et surtout aux coussinets. Ici, c’est extrêmement simple. Je tourne, le coussinet s’enlève, et je peux le changer. Les coussinets sont vendus 19 €.

La batterie aussi est remplaçable par l’utilisateur. Par contre, j’ai pas trouvé la pièce, et je pense que c’est normal. Elle est garantie 2 ans, le produit a pas 2 ans, donc on a aucune raison de la changer actuellement. En cas de problème de batterie, ça passe en SAV, et au moins c’est gratuit.
▶ Le coussinet qui s’enlève en tournant, dans la vidéo
Le confort, ce qui m’a le plus surpris
Avant ce test, j’avais quelques a priori sur ce type de casque. Le premier, c’est le confort. J’avais peur que ce design qui appuie sur les oreilles finisse par me faire mal au bout d’une heure ou deux.

C’est ce qui m’a le plus surpris. Je l’ai gardé des journées entières, même des journées où je portais mes lunettes toute la journée, et j’ai eu aucune douleur. Il a d’excellents coussinets à mémoire de forme, bien épais, un arceau qui répartit bien le poids, et je pense que ses 200 g jouent beaucoup aussi. Nuance quand même, ça reste un casque posé sur les oreilles, qui par définition serre un petit peu. Pour moi, la pression est correctement calibrée, en tout cas pour mon format de tête.
▶ Le casque porté avec mes lunettes, dans la vidéo
La réduction de bruit, très bon boulot sur les bruits constants
Deuxième a priori, est-ce qu’on peut faire de la bonne réduction de bruit active avec un casque qui englobe pas l’oreille ? Là aussi, j’ai vite été rassuré sur les bruits constants et graves, comme le roulement d’un train, dans un avion ou dans un lieu un peu bondé. L’ANC adaptatif fait vraiment du très bon boulot.

Je l’ai emmené une semaine en Allemagne, et partout, il me suffisait d’un petit peu de musique par-dessus pour être dans ma bulle. Le mode transparence fait le boulot pour une annonce dans les transports, mais c’est pas le plus naturel que j’ai entendu, ni un mode à laisser activé en permanence. La meilleure expérience, c’est avec la réduction de bruit active.
▶ Écouter l’enregistrement de la réduction de bruit, dans la vidéo
Un son énergique, pas neutre, et c’est assumé
Avec Marshall, la signature sonore est toujours assumée, avec un son énergique, chaleureux, des basses bien rondes et des médiums mis en avant. C’est parfait pour du rock, de la pop, du hip-hop, toutes les musiques qui ont besoin de punch, et on peut monter le son sans que ça sature.

Avec un appareil compatible, j’ai noté qu’en LDAC, on gagne un peu en finesse, surtout dans le haut du spectre, et la scène sonore devient un peu plus ample. En USB-C, c’est le top. Sans compression et sans latence, c’est parfait pour la musique en haute qualité, le montage vidéo ou même le jeu vidéo.
Le Milton, c’est clairement pas un casque neutre, mais Marshall a jamais prétendu le contraire. Son but, c’est d’embellir ta musique, de te faire aimer ce que tu écoutes, et là-dessus, c’est un pari réussi.
▶ L’écoute en USB-C, sans compression, dans la vidéo
L’autonomie : j’avais tout faux
Dernier a priori, un casque aussi compact et aussi léger, avec de la réduction de bruit active, devait avoir une petite autonomie. Encore une fois, j’avais tout faux. Il tient 50 h avec la réduction de bruit active, et peut même aller jusqu’à 80 h sans.

Je l’ai toujours utilisé avec la réduction de bruit active. Pendant ma semaine en Allemagne, avec des heures dans les transports et des heures de montage vidéo en déplacement, je l’ai pas rechargé une seule fois, et il a encore de la batterie. Au bureau, la question se pose même pas, puisqu’il se recharge quand je l’utilise en USB-C. Et la charge va vite, 15 minutes te redonnent une dizaine d’heures d’écoute. Sur cet aspect-là, le Milton, c’est carton plein.
▶ Les chiffres d’autonomie, dans la vidéo
Les appels, à toi de juger
Pour ceux qui appellent beaucoup, la vidéo fait écouter un appel passé avec le Milton ANC, d’abord au calme, puis avec un gros bruit de ville sur les enceintes du studio.

À toi de juger si ça te dérangerait d’avoir une conversation avec quelqu’un qui a cette qualité de micro.
▶ Écouter les appels au calme puis dans le bruit, dans la vidéo
Là où le format ne peut pas gagner
Le produit parfait, ça existe pas, et ce format a encore quelques limites à connaître avant d’acheter.

Avec un casque supra-auriculaire, l’isolation passive est plus faible, et le casque repose beaucoup sur l’électronique. Les bruits soudains, comme un klaxon, un cri ou une porte qui claque, seront un petit peu atténués quand même, mais pas effacés. Si tu cherches une bulle de silence absolue sur 8 h d’avion, prends plutôt un casque qui englobe l’oreille, comme le Marshall Monitor III ANC.
Deuxième point qui m’a embêté, il a pas de détection de port, donc quand tu l’enlèves, la musique continue. Avec sa super batterie, ça m’a pas dérangé, mais ça reste une fonction que j’aime bien avoir sur un casque.
▶ Les bruits soudains que le casque efface moins bien, dans la vidéo

