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Fitbit Air : le bracelet est juste la clé qui permet d’accéder au coach IA de Google Health

Au départ, je devais tester un bracelet, le Fitbit Air, comme mes confrères. Au bout de 2 semaines, j’ai compris que le sujet, c’était ce qu’il y a derrière : Google Health et son coach IA propulsé par Gemini. Et que le bracelet en était la clé. Je l’ai eu en prêt presse, je l’ai porté 3 mois et j’ai laissé l’IA piloter mon sommeil, mes repas, ma récupération et mon plan pour le marathon de Bordeaux.

Testé
3 mois
Produit testé
Prêt presse
Vidéo sponsorisée
Non


Mis à jour le

Le Fitbit Air au poignet, avec le logo G sur le capteurLe test en vidéo · 29:01 (ouvre YouTube)
Le Fitbit Air et son bracelet en tissu, au poignet

Mon avis : c’est un super complément pour ceux qui ne veulent pas avoir constamment une grosse montre au poignet, et pour préparer un objectif, il va plus loin que la plupart des concurrents. Mais on est encore très loin d’un coach humain professionnel, et sans l’abonnement, il perd tout son intérêt.

Il faut payer un abonnement ? Pour débloquer le coach IA, oui : 3 mois offerts, puis 8,99 € par mois (prix d’août 2026), sauf avec un abonnement Google AI Pro ou Ultra. Sans abonnement, le bracelet Fitbit Air reste fonctionnel, mais perd tout son intérêt. Lire la partie ↓

Ce que j’ai aimé

  • Un capteur de 5,2 g et seulement 12 g avec son bracelet en tissu. Il est confortable et on l’oublie au bureau, en randonnée et surtout la nuit
  • Une autonomie illimitée en pratique, avec 5 à 10 minutes de charge par jour, ou plus de 4 jours tenus sans recharge
  • Pas juste une simple mesure, il m’accompagne et me donne des conseils : randonnée à Majorque, jet-lag à New York, conduite après un vol de nuit
  • La reconnaissance des plats : une photo, et le repas arrive dans le journal de nutrition, bien reconnu à chaque essai
  • Un plan marathon sur 3 mois, avec des objectifs à la semaine, des exercices en vidéo et une analyse de chaque sortie qui ajuste le plan ensuite

Ce qui coince

  • Pas de GPS : sur mon semi-marathon en détection automatique, 31 km annoncés au lieu de 21,1 km
  • Pas d’écran : pas de parcours ni d’allure en temps réel au poignet, tout passe par le téléphone, et rien pendant l’effort, ni guidage, ni rappel pour boire ou manger
  • Un coach qui se trompe avec aplomb : une sieste de 4 h que je n’ai jamais faite, corrigée seulement quand je l’ai repris
  • Un coach qui ne m’a jamais retenu : il alerte après l’effort, sans me demander pourquoi j’avais envie de courir
  • Un abonnement à 8,99 € par mois après 3 mois offerts (prix d’août 2026) : sans lui, ça reste un podomètre

Mon verdict : est-il fait pour toi ?

C’est la fin de la vidéo. Le voilà en entier. ▶ Le voir dans la vidéo

Fait pour toi si…

  1. Tu ne veux pas dormir avec une grosse montre. C’est, je pense, le meilleur usage de ce Fitbit Air : il est très confortable et on l’oublie très vite, quitte à ne mettre ta montre de sport que pour tes sessions.
  2. Tu prépares un objectif. C’est là qu’il va plus loin que la plupart des concurrents, avec mon plan marathon ou l’aide pour le jet-lag. Il faut ne pas hésiter à lui en dire un maximum sur toi.
  3. Tu es déjà dans l’écosystème Google. Avec un abonnement Google AI Pro, Google Health Premium est inclus, et avec une Pixel Watch, c’est un super complément.

Pas pour toi si…

  1. Tu comptes sur lui seul pour tes sorties vélo ou course à pied. Sans GPS, il faut lancer l’activité depuis ton téléphone pour avoir la meilleure précision possible.
  2. Tu cherches un vrai coach. Il prépare et il analyse, mais entre les deux, il n’est pas là : rien pendant l’effort, ni guidage sur un parcours, ni rappel pour boire et manger.
  3. L’abonnement te bloque. Un produit à 100 € (prix d’août 2026), puis un abonnement à prendre : sans lui, il reste fonctionnel, mais perd tout son intérêt. Ça reste un podomètre.
Ma conclusion

« Ça reste le meilleur coaching que j’ai eu sur ce genre de produit connecté, mais on est encore vraiment très loin d’un coach humain professionnel. »

Dans ce test

  1. Le 19 mai, l’application Fitbit devient Google Health
  2. Un bracelet de 12 g qu’on oublie, sans écran ni GPS
  3. Majorque, le jour où j’ai compris
  4. Trois mois après, un coach qui m’a aidé à gérer le jet-lag
  5. Santé, neuf catégories et 45 mesures expliquées avec des mots
  6. Le plan marathon, des objectifs à la semaine et une analyse à chaque sortie
  7. Ce que j’aimerais qu’il fasse en plus
  8. Les limites à connaître
  9. Le vrai prix, 180 € la première année (prix d’août 2026)

Le 19 mai, l’application Fitbit devient Google Health

Pour vous donner un peu de contexte, il faut revenir au 19 mai. Si vous aviez l’application Fitbit sur votre téléphone, elle s’est mise à jour pour devenir Google Health. Elle propose 4 onglets : Aujourd’hui, Forme, Sommeil et Santé, puis au centre de tout, un coach IA propulsé par Gemini.

L’application Google Health, qui accompagne le Fitbit Air, avec ses quatre onglets
Aujourd’hui, Forme, Sommeil et Santé, les quatre onglets de Google Health

Le Fitbit Air est sorti dans la foulée, et c’est là que tout le monde s’est fait avoir, moi le premier. On a tous regardé le bracelet, alors que l’histoire est bien plus complète que ça.

▶ Les quatre onglets de Google Health, dans la vidéo

Un bracelet de 12 g qu’on oublie, sans écran ni GPS

Parlons tout de même du bracelet. Il n’a ni écran, ni micro, ni haut-parleur, seulement une petite LED et des vibrations pour communiquer avec nous. La partie intelligente s’enlève, ce qui permet de changer facilement de bracelet.

Le capteur du Fitbit Air retiré de son bracelet en tissu
La partie intelligente du Fitbit Air se retire du bracelet

Le capteur pèse 5,2 g, et avec le bracelet en tissu, on monte à 12 g, correspondant au poids d’une pièce de 2 €. Je pense que c’est le plus gros point fort du produit : on l’oublie, au bureau, en rando et surtout la nuit. Un capteur qu’on oublie, c’est un capteur qu’on va porter tout le temps. L’IA travaille alors sur des données en continu, beaucoup plus fiables.

Côté autonomie, Google annonce jusqu’à une semaine, et dans la réalité, c’est vrai. Je charge le Fitbit Air à chaque douche (5 à 10 minutes par jour suffisent à avoir une autonomie illimitée). Je suis déjà parti en week-end en oubliant le chargeur, qui est propriétaire, et j’ai tenu 4 jours sans problème. Même sans écran, il mesure la fréquence cardiaque en continu, sa variabilité, la fréquence respiratoire, la SpO2 et la température cutanée. Il a aussi un accéléromètre et un gyroscope. En plus il est également résistant à l’eau, donc on peut nager avec.

Les limites, maintenant. Sans écran, on ne peut pas suivre un parcours ni voir son allure en temps réel. Tout passe par le téléphone pour lancer une activité et voir les résultats. L’autre option, c’est la détection automatique, que j’ai testée sur un semi-marathon officiel. Elle n’a pas totalement fonctionné. La distance n’était pas bonne : un semi, c’est 21,1 km. Le Fitbit Air m’a annoncé 31 km. Il n’a pas de GPS, donc il extrapole depuis ma cadence de pas et le balancier de mes bras. Comme je n’étais pas à mon rythme habituel, l’estimation a été faussée. À vélo, quelques jours après, j’ai lancé l’activité depuis l’application, avec le GPS du téléphone, et cette fois, aucun souci. Dernier point important, son prix, que je reprends plus bas avec l’abonnement.

▶ Le capteur qu’on retire du bracelet, dans la vidéo

Majorque, le jour où j’ai compris

Le déclic a eu lieu à Majorque, 2 semaines après le début de mon test. Je m’étais préparé une journée piège pour mettre le bracelet en difficulté. Une grosse randonnée le matin, un restaurant le midi, du snorkeling l’après-midi. À 7 h 15, comme tous les matins, j’ai un message du coach qui m’attend. Mon réveil à 6 h 45 est plus tôt que d’habitude, mais le sommeil était efficace. J’ai dormi 6 h 48, avec un rythme cardiaque au repos assez bas, 57 battements par minute. Il me prévient aussi qu’il fera assez chaud, avec un gros pic d’UV.

Le message du coach dans l’application Google Health du Fitbit Air, sur un téléphone, au réveil à Majorque
Le message du coach le matin à Majorque, avec mon sommeil et mon rythme cardiaque au repos

Je lui demande si c’est possible de faire la randonnée que j’ai prévue. Il me répond que c’est un beau challenge, mais que c’est faisable, vu mes données. Le coach IA me conseille de faire attention à la chaleur et de boire plus d’eau que d’habitude. Et ça il le déduit grâce aux données recueillies (sommeil, santé, météo…). Il ne se contente pas de me donner des mesures mais il m’apporte une vraie décision. Le bracelet, c’est au final juste la clé qui permet d’accéder au coach IA.

De plus, l’application intègre d’autres services intéressants. J’avais lié mon Apple Watch, donc les deux mesures se complétaient, et sur mon Samsung, j’ai récupéré Huawei, Nothing, Oppo, Samsung Health, Strava et Bevel. Pour ce test, j’ai tout dissocié pour garder la fiabilité de la détection automatique du bracelet. J’ai lancé l’Apple Watch à la main pour comparer. Si vous avez les deux au poignet, il faudra les lier pour la meilleure précision.

Sur la randonnée, au bout de 20 minutes, l’Apple Watch me tient chaud, alors que le Fitbit est toujours agréable à porter. Après plusieurs heures de marche, je ne ressens toujours pas d’inconfort avec le bracelet du Fitbit Air. Le bracelet en tissu y participe grandement.

Au restaurant, je teste la reconnaissance des plats de Google Health. Je prends mon plat en photo et je lui dis ce que j’ai mangé. Il en déduit que c’est une paella, avec des fruits de mer, et il l’intègre dans mon journal de nutrition. Je l’ai essayé plusieurs fois pendant mon séjour, et à chaque fois, il a eu bon. S’il y a une erreur, il suffit de lui dire pour qu’il la corrige.

Le soir, je compare les activités. Pour la marche, le Fitbit Air m’a calculé 2 h 41 et 9,21 km, contre 9,8 km en 2 h 50 sur l’Apple Watch. Il lui manque 600 m de distance. Toutefois, il faut se rappeler qu’il n’intègre pas de GPS. En vélo, en démarrant l’activité depuis le téléphone, c’est beaucoup plus fiable. Pour une activité déclenchée automatiquement, c’est plutôt pas mal, même s’il n’y a pas de dénivelé. Côté snorkeling, le Fitbit Air est totalement étanche, et il a vu mes deux sorties. Mais il n’a pas reconnu l’activité aquatique en question. Il suffit de la modifier à la main.

Ça reste très limité si vous faites beaucoup de sport et que vous voulez des données très précises. Mais on peut très bien faire ses grosses séances avec sa montre préférée, puis l’enlever. Le reste du temps, on garde les autres métriques, le sommeil et l’activité automatique avec le Fitbit Air.

▶ Ma journée piège à Majorque, dans la vidéo

Trois mois après, un coach qui m’a aidé à gérer le jet-lag

Mi-août, au studio, soit 3 mois après le début du test, j’ai toujours le Fitbit Air au poignet. J’ai d’autres cas concrets à vous raconter. Le premier, c’est un voyage. Mi-juin, je suis parti à New York, et avec 6 heures de décalage, j’avais très peur du jet-lag. Dès mon arrivée, j’ai demandé des conseils à Google Health. Il m’en a donné 4 bons : lutter contre le sommeil, chercher la lumière, s’hydrater au maximum et prendre un dîner léger. Le lendemain matin, mon score de préparation était tombé à 15 sur 100, le plus bas depuis le début de mon test. Il s’agit de ma forme du moment.

Le message du coach dans l’application Google Health du Fitbit Air, un matin à New York, avec un score de préparation à 15
Le message du coach un matin à New York, avec un score de préparation à 15

Il ne s’est pas contenté de m’afficher ce chiffre, il m’a donné un plan à suivre. Selon lui, mon corps accusait le coup du voyage. Il me disait d’oublier la course prévue et de profiter d’une marche tranquille l’après-midi, pour m’exposer à la lumière et recaler mon horloge interne. Il sait où je suis, il sait qu’il fait beau à Manhattan. Il se sert de la lumière du jour comme d’un outil pour remettre mon horloge biologique à l’heure.

Sauf que ce concept de laisser l’IA gérer ma vie pendant 3 mois, c’est sympa. Mais c’était ma première fois à New York, donc je suis parti courir à Central Park sans l’écouter. En rentrant, il a reconnu que j’étais motivé, et il m’a invité plus fermement à me reposer. Je suis resté tranquille ? Bien sûr que non ! J’ai découvert la ville à pied. Le lendemain, il m’a annoncé que j’étais clairement dans le rouge, et il avait raison : je me sentais vraiment fatigué. J’ai donc pris beaucoup plus le métro.

Le retour a été le moment le plus compliqué. Vol de nuit, j’atterris à Paris complètement à l’ouest, et je lui écris que je suis éclaté. Il me répond que c’est normal, avec un rythme cardiaque au repos monté à 72 bpm contre ma moyenne habituelle plus basse. Pour lui, c’est le signe direct que mon corps lutte contre la fatigue et le voyage. Je lui pose alors une question que je n’aurais jamais imaginé poser à un bracelet : est-ce que j’ai dormi dans l’avion ? Je n’en savais rien. Sa réponse : aucun sommeil n’a été détecté pour cette nuit de vol, comme si j’avais fait une nuit blanche complète.

Quand je lui dis qu’il me reste un vol Paris-Bordeaux, puis de la route, sa réponse m’a étonné. Sécurité d’abord, il me dit d’être extrêmement prudent si je conduis après mon vol, parce que, selon lui, le manque de sommeil impacte les réflexes autant que l’alcool. Je réponds que je prends le train ou un Uber, et il me dit que c’est la meilleure décision pour ma sécurité. On n’est plus du tout dans le bracelet connecté standard. Il a regardé mon état pour me dire que c’était dangereux de prendre le volant. Il m’a ensuite suivi jour après jour, jusqu’à ce que mon horloge interne soit revenue en France.

▶ Les messages du coach pendant le voyage à New York, dans la vidéo

Santé, neuf catégories et 45 mesures expliquées avec des mots

Comme il a accès à mes constantes en permanence, il y a tout un pan de l’application dont je ne vous avais pas encore parlé : l’onglet Santé. On y trouve neuf catégories avec 45 mesures de suivi. On aura entre autres le cœur, la respiration, la température, le sommeil, la nutrition et même le bien-être mental. Pour chaque chiffre, il y a une petite zone verte, ma plage habituelle.

L’onglet Santé de l’application Google Health du Fitbit Air, avec ses catégories de suivi et ses contrôles de santé
Les catégories de l’onglet Santé et les contrôles de santé, avec l’ECG non disponible

Ce que je trouve super avec ce produit Google, c’est qu’il ne se contente pas de nous servir des chiffres. Si quelque chose diffère de l’habitude, il nous le dit clairement, nous l’explique et nous donne des conseils pour l’améliorer. Il y a aussi des contrôles de santé, avec des alertes de fréquence cardiaque élevée ou basse, et de rythme irrégulier. Par contre l’ECG n’est pas disponible, parce que le bracelet n’est pas capable de le mesurer. Avec une Pixel Watch, qui sait le faire, la ligne ne serait plus grisée.

Attention par contre, rien de tout ça n’est un diagnostic. Ça ne remplace pas un médecin, et l’application le dit elle-même. Par contre, une alerte de rythme irrégulier est ce qui nous amène à aller voir un médecin. On lui dit que notre produit nous a fait une alerte. L’IA nous invite à consulter si quelque chose n’est pas normal.

▶ L’onglet Santé, dans la vidéo

Le plan marathon, des objectifs à la semaine et une analyse à chaque sortie

Le coach m’a accompagné pendant ces 3 mois, surtout pour créer mon programme du marathon de Bordeaux, prévu le 8 novembre 2026. Dans les autres applications, on donne une date et un objectif de temps, et le programme apparaît et nous impose ses sessions. Certaines montres adaptent le programme en temps réel, comme chez Garmin, mais aucune ne va aussi loin que Google Health. J’ai pu lui dire que je voulais aussi du renforcement musculaire. Fitbit Air a ainsi intégré des exercices en vidéo (donc très faciles à reproduire) à mon programme. Huawei le propose aussi sur ses montres et sur son programme de marathon mais pas aussi personnalisé.

Un exercice de renforcement du plan marathon dans l’application Google Health du Fitbit Air, sur un téléphone
Un exercice du plan, le pont fessiers, avec sa vidéo et ses explications

Ça va encore plus loin quand je lui ai parlé de mon premier marathon, où j’avais pris le mur de plein fouet au 33e kilomètre. Je lui ai demandé d’intégrer du vélo, et il a trouvé que c’était plutôt une bonne idée, parce que ça travaille mon cardio plus doucement pour mes genoux que la course à pied. Je me retrouve avec un programme sur 3 mois qui alterne course, renforcement et quelques sorties à vélo, avec des objectifs à la semaine.

À chaque sortie, il analyse. On n’a pas qu’un « bravo pour la séance de vélo, voilà tes chiffres ». Il regarde point par point où j’en suis par rapport au plan et aux semaines précédentes, me pose des questions si nécessaire, et ajuste le plan ensuite.

▶ Le plan d’entraînement et ses séances de renforcement, dans la vidéo

Ce que j’aimerais qu’il fasse en plus

Tout ça est hyper prometteur, mais j’aimerais qu’il aille encore plus loin. Il est très utile avant la course, pour prévoir, et très bien après, pour analyser. Mais il n’est pas là pendant. Ce serait bien d’avoir une voix pendant l’exercice qui te dit si tu es dans la bonne allure ou si tu dois ralentir. Et pourquoi pas qui t’encourage. J’aimerais aussi lui donner un parcours GPX, et qu’il me prévienne quand une montée arrive. Ou qu’il me rappelle de boire et de manger sur les courses les plus longues.

Un téléphone qui affiche une course à pied en cours, pour le test du Fitbit Air
Une course suivie sur le téléphone, avec la distance, la fréquence cardiaque, l’allure et la durée

Et parfois, j’aimerais qu’il soit un petit peu plus ferme. J’ai pris du retard sur mon programme. Il devrait me pousser à bouger plus et me dire que si je continue sur ce rythme, je n’arriverai pas à finir mon marathon en temps voulu.

▶ Ce que j’aimerais voir arriver, dans la vidéo

Les limites à connaître

Parlons maintenant de ce qui coince et de ce qu’il faut savoir avant d’acheter. Ce sont trois limites des IA conversationnelles, mais centrées cette fois sur votre santé et votre suivi sportif. Il faut en être conscient. La première, c’était au retour de New-York. J’ai reçu un message qui disait que ma longue sieste de 4 h montrait que mon corps réclamait encore du repos. Sauf que je n’avais pas fait de sieste, même pas une minute.

La conversation avec le coach de l’application Google Health du Fitbit Air, à propos d’une sieste de 239 minutes que je n’ai pas faite
Le coach parle d’une session de repos de 239 minutes, presque 4 h, que je n’avais pas faite

Il m’explique qu’il s’est peut-être emballé avec mes données. Ses outils lui indiquent une session de repos de 239 minutes, presque 4 h. La donnée existait vraiment : c’est une interprétation présentée avec l’assurance d’une mesure. Si je n’avais rien dit, cette sieste imaginaire serait restée dans mon historique, et elle aurait influencé ses conseils les jours suivants.

Deuxième exemple, un après-midi où je taillais mes haies. Le bracelet avait détecté une activité, mais pas grand-chose de concret, donc je lui ai dit que c’était du jardinage, à partir de 16 h. Il a mis à jour mon activité pour 39 minutes, alors que je suis resté jusqu’à 19 h. Quand je le lui dis, Il explique lui-même pourquoi son propre capteur s’est trompé : l’intensité n’était peut-être pas assez élevée pour déclencher un enregistrement automatique après 16 h 46. Je dis oui, et il prolonge la séance jusqu’à 19 h, soit 2 h 53 et environ 892 kcal.

C’est top de pouvoir lui dire à la main ce qu’on a fait, mais ça peut aussi être le revers. À partir du moment où on peut corriger ses données, une partie du journal n’est plus mesurée, il devient déclaratif. À nous d’être honnêtes, sinon on peut complètement fausser ses résultats.

Le troisième souci est plus subtil. À Majorque, il m’avait dit que ma randonnée de 10 km et 600 m de dénivelé pouvait se faire sans souci, et il avait raison. Sauf qu’en 3 mois, je n’ai jamais réussi à me faire retenir. Il ne m’a jamais dit « non, aujourd’hui tu n’y vas pas », ni « tu t’étais fixé un objectif, tu ne l’as pas tenu, on en parle ». Le seul moment où il a été plus ferme, c’était à New York, quand j’étais fatigué et que j’ai voulu courir. Il m’a dit d’oublier la course prévue, je suis parti quand même, et à mon retour, il a durci le ton, mais après l’activité. Pour moi, un coach, son travail, c’est d’être ferme avant, pas de nous féliciter puis de nous expliquer les dégâts une fois que c’est fait.

Et surtout, il n’a jamais posé la seule question qui comptait : pourquoi j’avais envie d’y aller. Si je voulais courir ce matin-là, c’était parce que c’était la première fois de ma vie que j’étais à New York. La première fois que je pouvais courir à Central Park, et mon seul créneau du voyage. Lui, il a juste vu 12 km, une intensité élevée et un score de récupération à 15. Un vrai coach à qui j’aurais dit ça ne m’aurait pas interdit d’y aller, il m’aurait dit de partir tranquille, en endurance fondamentale. Le vrai coach aurait négocié, le coach IA, lui, il a observé.

Ces trois constats m’ont rappelé tous les problèmes que j’ai avec les IA conversationnelles comme ChatGPT, Gemini ou Claude. En faisant des recherches, je suis tombé sur une étude de chercheurs du MIT et de Penn State, publiée à l’ACM CHI 2026. Elle porte sur la complaisance des modèles de langage. Leur résultat, c’est que plus vous donnez de contexte personnel au modèle, plus il devient d’accord avec vous. Le facteur le plus puissant, c’est le profil de mémoire utilisateur, le résumé de qui vous êtes, construit à partir de vos échanges précédents. Et le modèle sur lequel ils mesurent la plus grosse hausse, plus de 45 %, c’est Gemini : celui qui fait tourner le coach IA.

Le coach santé, c’est par définition le produit le plus personnalisé qui existe. Il connaît notre sommeil, notre cœur, nos repas, nos objectifs, et c’est littéralement un profil de mémoire utilisateur qui nous parle tous les matins.

Tout ça, ce n’est pas rédhibitoire. Je vais par exemple continuer à utiliser Google Health après cette vidéo, mais c’est clairement une limite à connaître, et elle appelle trois réflexes. Le premier, c’est de ne pas hésiter à challenger le coach IA. Il est capable de nous donner une réponse nuancée, même s’il faut souvent aller la chercher. Le deuxième, c’est de lui donner nos raisons, pas seulement des chiffres. Si je lui avais écrit que j’allais courir à Central Park parce que c’était ma seule occasion du séjour, je suis quasiment sûr qu’il m’aurait construit une sortie adaptée. Et nettement moins intense. Le troisième, c’est de redoubler de prudence dès qu’on touche à la santé et au sport. Le coach IA n’est ni un médecin, ni un préparateur physique, et au moindre doute, demandez à un humain dont c’est le métier.

▶ Les messages où le coach se trompe, dans la vidéo

Le vrai prix, 180 € la première année (prix d’août 2026)

Un point sur le prix. Il y a le bracelet à 99,99 €, mais aussi l’abonnement IA qui débloque le coach IA, clairement le plus intéressant de l’application Google Health. Ces prix sont ceux d’août 2026. Avec le bracelet, on a quoi qu’il arrive 3 mois gratuits de Google Health Premium, puis il faut ajouter 8,99 € par mois.

Le Fitbit Air au poignet, avec l’incrustation 180 € la première année
180 € la première année en août 2026, abonnement compris

Le vrai prix pour la première année, c’est donc le bracelet plus 9 mois d’abonnement payant, soit 180 €. Bonne nouvelle aussi, si comme moi tu as un abonnement Google AI Pro ou Google AI Ultra, Google Health Premium est inclus dedans. Je n’ai pas eu besoin d’en rajouter un par-dessus.

Voir les prix du jour ↓

▶ Le calcul du prix sur la première année, dans la vidéo

À lire aussi : mon top 5 des meilleures montres connectées en 2022.

Et moi, je le garde ?

Je vais continuer à utiliser Google Health après cette vidéo.

Où acheter le Fitbit Air

Prix relevés automatiquement, dernier relevé le 06/11/2026 à 11 h 56. Les prix et la disponibilité peuvent changer : ceux affichés chez le marchand au moment de l’achat font foi. Liens affiliés : si tu achètes, je touche une petite commission, sans surcoût pour toi.

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La vidéo
Tout le monde s’est trompé sur le FITBIT AIR - TEST Fitbit Air et Google Health (29:01, publiée le 23 août 2026). Cet article reprend la vidéo par écrit : même ordre, mêmes faits.