Dans ce test
- Volumineuse et angulaire, plus un outil qu’un bijou
- On rentre la distance et le temps, la montre donne le rythme
- Plus on met de produits Apple autour, meilleur est le produit
- Deux montres au poignet, pour le GPX et le live track
- WorkOutDoors gère très bien le GPX, mais pas d’équivalent aussi simple pour le live track
- Un écran toujours lisible, et un marathon fini en 4 h 40 environ
- Des mesures fiables, mais un manque d’accompagnement pour récupérer
- Elle m’aide à avoir une meilleure productivité, avec la 5G
- À vélo, tout en grand sur le téléphone, mais sans guidage GPS
- Une charge rapide, la douche suffit
- Ce qui la rend Ultra : robustesse, GPS, sécurité, écran
- Les alternatives
Volumineuse et angulaire, plus un outil qu’un bijou
Même si c’est une montre, je la vois plus comme un outil que comme un bijou. L’Apple Watch Ultra 3 est intentionnellement robuste et fonctionnelle, donc naturellement volumineuse et angulaire. Avec mon petit poignet de 17 cm de circonférence, je m’y suis fait assez vite, sauf quand j’enlève mon manteau. Cette montre connectée est assez épaisse, et ça fait un vrai angle qui vient le bloquer.

Pour le bracelet, j’ai aucun regret d’avoir choisi la boucle Trail (Apple Trail Loop). Il est super confortable, la peau respire même dans l’effort, et je peux l’ajuster au millimètre.
▶ La montre au poignet, dans la vidéo
On rentre la distance et le temps, la montre donne le rythme
On est dimanche, il est 6 h 16 et je désactive le mode nuit. La montre est à 93 % de batterie. Si je me lève si tôt, c’est parce qu’à 9 h 30, je serai au départ de mon premier marathon. La veille, je l’ai débranchée à 21 h 31, chargée à 100 %.

Pour la programmer, je passe par l’activité course. Aujourd’hui, je veux courir avec un objectif précis, mon marathon en 4 h 15. Il suffit de rentrer le nombre de kilomètres et le temps qu’on souhaite faire. L’Apple Watch Ultra 3 affiche automatiquement le rythme à suivre, et sur la barre sous le temps, je vois en temps réel si je suis en avance ou en retard. Dernier réglage, le départ précis. Dans les réglages, côté exercice, j’active « Début précis », pour lancer l’activité avec le bouton Action, celui de gauche, sans décompte. La montre m’envoie alors une notification pas très rassurante : mon taux d’oxygène sanguin et mon temps de sommeil sont plus faibles que d’habitude. Pas grave, on oublie ça, et c’est parti pour le Cap Ferret.
▶ La programmation du marathon sur la montre, dans la vidéo
Plus on met de produits Apple autour, meilleur est le produit
J’ai mis beaucoup de temps à choisir mes écouteurs pour ce marathon. J’ai pris les AirPods Pro 3, en grande partie à cause de, ou grâce à, l’Apple Watch Ultra 3. Une fois connectés à la montre, j’ai la musique, mais aussi des mesures de ma course, comme les temps au tour ou mon rythme. Et j’ai la lecture vocale des SMS d’encouragement.

Encore une fois, avec l’écosystème Apple, plus on ajoute de produits Apple autour du produit, meilleur est le produit. C’est un petit peu dommage que ces fonctions ne soient pas ouvertes à d’autres écouteurs.
▶ Le choix des AirPods Pro 3, dans la vidéo
Deux montres au poignet, pour le GPX et le live track
Sur la ligne de départ, je prépare l’Apple Watch Ultra 3, mais aussi ma montre Garmin Epix Pro Gen 2. Elle gère deux choses qu’Apple ne gère pas nativement. D’abord le suivi d’un parcours GPX. Sur une course officielle bien balisée, ce n’est pas indispensable, mais j’aime bien savoir ce qui m’attend, surtout que je n’ai jamais couru ici. Mais surtout, c’est la fonction « Live Track » qui me manque sur l’Apple Watch Ultra 3, pour que ma compagne et mon père puissent me suivre en temps réel.

▶ Les deux montres au départ, dans la vidéo
WorkOutDoors gère très bien le GPX, mais pas d’équivalent aussi simple pour le live track
Petit aparté sur l’application WorkOutDoors, disponible sur l’Ultra 3, qui gère très bien l’import de parcours GPX. Elle est payante, mais pas très chère puisqu’on ne la paie qu’une fois. Cette application mobile est par contre en anglais.

Pour le Live Track, je n’ai pas trouvé d’équivalent aussi simple. On peut toujours utiliser Localiser pour avoir la position en temps réel de la personne qu’on cherche. Mais avec la solution de Garmin, on a aussi le parcours suivi, les kilomètres parcourus et d’autres mesures de ma course.
▶ L’import d’un parcours GPX dans l’application, dans la vidéo
Un écran toujours lisible, et un marathon fini en 4 h 40 environ
En début de course, j’ai 87 % de batterie à 9 h 39 sur mon Apple Watch Ultra 3. L’écran est incroyable avec 3 000 nits de luminosité maximale. Il reste lisible même avec le soleil du début du marathon ou avec les nuages et un ciel tout blanc par la suite.

Puis ça se complique. Vers le 29e kilomètre, je suis officiellement en retard. Heureusement, j’ai plein de messages d’encouragement grâce à mes AirPods Pro 3, dont un de mon père. Passé le 30e, c’est ma plus longue distance, et l’objectif de 4 h 15 est passé. Au 34e kilomètre, je passe en mode survie, et l’objectif devient « Je veux juste finir en vie ». Je cumule 16 minutes de retard, et au 39e, un escalier, c’est criminel. Mais finalement je franchis la ligne d’arrivée, j’ai ma médaille et je suis officiellement marathonien, avec un temps de 4 h 40 environ. À 14 h 32, après ce long suivi GPS, il me reste 48 % de batterie sur l’Ultra 3. Direction McDo pour reprendre des forces, où je paie avec la montre grâce à Apple Pay.
▶ Du départ à la ligne d’arrivée, dans la vidéo
Des mesures fiables, mais un manque d’accompagnement pour récupérer
À 18 h 44, il me reste 41 % de batterie et je reviens sur la fiabilité des données. Pour le capteur cardiaque, je ne sais pas si la montre a pris celui des AirPods Pro 3 ou celui de l’Ultra 3. Mais j’ai eu aucun décrochage pendant la course, et sur mes sorties de test avec la montre seule, il était très fiable aussi. Pour le GPS, c’est très précis ! À chaque panneau indiquant le kilométrage officiel, mesuré par la Fédération française d’athlétisme, l’Apple Watch sonnait au même moment. Niveau fiabilité des mesures, c’est très bien.

Mais pour une montre dite « Ultra », j’aurais aimé plus d’accompagnement pour préparer un marathon, et aussi pour le repos. Je viens de faire un effort énorme, et rien ne me dit le temps de repos recommandé. L’Apple Watch Ultra 3 a pourtant tout ce qu’il faut pour me donner ces données, avec la mesure du sommeil et les mesures de santé. Ça arrivera sûrement dans une prochaine mise à jour, mais pour une montre Ultra, c’est quand même dommage de ne pas l’avoir.
Côté santé, la montre mesure le taux d’oxygène dans le sang et des signes d’hypertension. C’est super intéressant pour détecter des maladies avant qu’elles soient trop graves. Elle sait aussi détecter des signes d’apnée du sommeil. Après ma nuit, mon score de sommeil est de 80. Ça peut paraître bon alors que j’ai très mal dormi, réveillé par les douleurs aux jambes, et le détail montre 16 interruptions. J’ai aussi 3 alertes de signes vitaux, avec une fréquence cardiaque, une fréquence respiratoire et une température trop hautes. Je me sens un petit peu fiévreux, et je verrai si la montre a détecté un épisode de maladie un peu avant les vrais symptômes. Pour le suivi de santé, c’est bien d’avoir l’application « Signes vitaux ». Le lendemain à 8 h 29, l’Apple Watch Ultra 3 n’est plus qu’à 27 % de batterie.
▶ Les mesures du marathon et les alertes du lendemain, dans la vidéo
Elle m’aide à avoir une meilleure productivité, avec la 5G
Pour le boulot, l’Apple Watch Ultra 3 m’aide à être plus productif. Je peux éloigner mon téléphone pour ne pas être accaparé par ses notifications. Si je lis un SMS dessus, je vais souvent machinalement sur les réseaux, et là, ce sont des demi-heures, voire des heures de perdues. La montre est une extension de mon iPhone pour les appels, les SMS et les mails importants. Le store d’applications iOS est le mieux fourni, donc les montres Apple ont de nombreuses possibilités côté fonctions connectées.
Autre point pratique lorsqu’on se filme souvent : pouvoir utiliser la caméra arrière de bien meilleure qualité. Mais il est souvent difficile de se cadrer. Avec l’Ultra 3, je vois sur la montre ce que filme mon iPhone grâce à un raccourci que j’ai mis en bas à droite de mon cadran. L’enregistrement est lancé, et je peux vous parler en étant sûr d’être bien cadré.

La connectivité est très importante aussi pour le travail, avec la compatibilité 5G. Sur l’Ultra 3, comme sur toutes les Ultra, le cellulaire est déjà embarqué. Les Apple Watch SE et les séries, la Series 11 à ce moment-là, existent en Bluetooth seul ou en Bluetooth plus cellulaire. Pour l’activer, il suffit d’aller dans l’application Apple Watch, qui propose le forfait en fonction de l’opérateur du téléphone.
Loin du téléphone, en 4G ou en 5G, l’autonomie ne diminue pas tant que ça, contrairement aux montres Samsung que j’ai testées récemment. J’écoute de la musique à chaque sortie running, donc ça consomme de la data. Je reste pourtant sous les 10 % consommés par heure, avec le GPS, la musique et la 5G. Cela me paraît très correct.
Côté écosystème, c’est carton plein chez Apple. La montre au poignet déverrouille mon Mac automatiquement et valide un paiement Apple Pay dessus d’un double clic. Elle sert aussi de télécommande à mon Apple TV, dont je passe mon temps à chercher la télécommande.
Petit point batterie : 20 % à 11 h 44, 13 % à 18 h 32, pas encore les 10 % que je veux pour tester la recharge rapide. On va faire un peu de vélo.
▶ Le retour caméra de l’iPhone sur la montre, dans la vidéo
À vélo, tout en grand sur le téléphone, mais sans guidage GPS
Je suis en pleine récupération, donc je prends pas mon gravel, qui est équipé d’un compteur. Ce sera mon vélo électrique, beaucoup plus doux pour mes jambes qui ont bien mal. Je mets mon téléphone sur le guidon et je lance l’activité sur l’Apple Watch. En cliquant, je retrouve toutes mes données, rythme cardiaque, vitesse, dénivelé et distance parcourue, directement sur le téléphone, en grand écran.

Comme sur la montre, j’ai différents cadrans : mes zones cardiaques, les temps au tour, le dénivelé. Et celui que j’aime bien, avec la vitesse, la vitesse moyenne, la fréquence cardiaque, la distance et la vitesse maximale. J’aurais aimé un guidage GPS pour suivre un parcours, comme pour la course, mais il n’est pas dans l’application native. Je ne perds pas espoir, ça peut toujours arriver dans une mise à jour. Pour les watts ou la fréquence de pédalage, il faudra des accessoires Bluetooth compatibles en supplément.
Après 15 minutes de vélo, je rentre. J’arrive à 11 % à 18 h 54, et avec un peu de chance, je serai à 10 % le temps de ranger le vélo.
▶ L’iPhone au guidon avec les données de la montre, dans la vidéo
Une charge rapide, la douche suffit
Je branche la montre à 19 h 48. Une vingtaine de minutes plus tard, à 20 h 12, l’Ultra 3 affiche 46 %, soit 36 % récupérés.

Pendant mon mois de test, juste en posant la montre pendant que je me douche, j’ai eu une autonomie quasiment illimitée. Ces petites charges tous les jours me suffisaient pour aller jusqu’au lendemain, et ainsi de suite.
▶ La recharge pendant la douche, dans la vidéo
Ce qui la rend Ultra : robustesse, GPS, sécurité, écran
Finalement, qu’est-ce qui la différencie du reste de la gamme ? Quasiment tout ce que je vous ai montré pendant ces deux jours est possible avec une Apple Watch Series 11, mis à part l’autonomie. Le premier point, l’Apple Watch Ultra 3 est robuste et conçue pour les extrêmes. On a un boîtier en titane de 49 mm avec une certification de durabilité militaire. On a aussi un écran plat en verre saphir protégé par un rebord, et une meilleure étanchéité, jusqu’à 100 m.

On a aucun souci avec l’altitude, ni avec les températures extrêmes (de -20 °C à 55 °C) ni avec les chocs grâce au titane. Même en plongée, l’Ultra 3 peut servir d’ordinateur de plongée loisir jusqu’à 40 m de profondeur. Le reste de la gamme Apple Watch est limité à la natation en surface.
Deuxième point, son GPS double bande, beaucoup plus précis que le GPS simple bande des Apple Watch non Ultra. C’est particulièrement utile en ville entre de grands bâtiments. Troisième point, la sécurité en aventure. On a les appels d’urgence par satellite pour contacter les secours, même sans couverture cellulaire ni Wi-Fi. Il y a aussi une sirène d’urgence audible jusqu’à 180 m, et le bouton « Action ». Dernier point fort de cette montre sportive, l’écran plus grand et 50 % plus lumineux, avec 3 000 nits contre 2 000 nits pour la Series 11. Et un mode nuit qui passe le cadran en rouge, exclusif lui aussi à l’Ultra.
▶ Ce qui différencie l’Ultra du reste de la gamme, dans la vidéo
Les alternatives
Si tout ça ne vous parle pas, optez pour l’Apple Watch Series 11. Elle est plus fine, plus discrète, et elle a tous les capteurs de santé de l’Ultra 3. Attention seulement à l’autonomie : la Series 11 tient une grosse journée. Et c’est deux fois mieux sur l’Ultra 3. Si vous ne voulez que les notifications, le suivi d’activité et la détection des chutes, prenez plutôt l’Apple Watch SE. Il faut pouvoir faire l’impasse sur l’ECG ou le capteur SpO2.

La Series 11 comme la SE existent en Bluetooth seul ou avec cellulaire (5G). Avec le cellulaire, on garde la connexion même quand le téléphone est loin de la montre. Plus discrète et moins chère, la Series 11 demande d’accepter moins d’autonomie.
Et si tu pars plus de 3 jours en aventure sans source d’énergie, l’autonomie de l’Ultra 3 restera insuffisante, même si elle est meilleure que dans le reste de la gamme Apple Watch. Je te conseille de regarder par exemple la Huawei Watch Ultimate 2.
▶ Les alternatives à l’Ultra 3, dans la vidéo
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