Dans ce test
À l’extérieur, rien n’a changé
- Une réduction de bruit impressionnante, avec une sensation de pression · comment elle marche · le mode audio adaptatif
- La version à 149 €, quatre choses en moins pour 20 €
- 5 heures d’autonomie, le minimum acceptable
- Le micro comparé sur 8 AirPods
- Sans appareil Apple, pas d’application
Le son, pas un problème · Mon comparatif interactif
À l’extérieur, rien n’a changé par rapport aux AirPods 4
Les AirPods 5 prennent la relève des AirPods 4, dans la gamme d’écouteurs ouverts d’Apple, donc sans embout en silicone. À l’extérieur, absolument rien n’a changé, ni le boîtier ni les écouteurs, par rapport aux AirPods 4 avec réduction de bruit active.

La seule toute petite différence que j’ai réussi à voir, c’est l’écriture au dos, beaucoup plus longue sur l’un des deux. D’après Apple, les différences seraient à l’intérieur, avec une nouvelle architecture acoustique et une réduction de bruit annoncée une fois et demie plus efficace. Ils existent à deux prix, 149 € pour le premier modèle et 169 € pour celui que j’ai acheté, avec le boîtier de charge sans fil.
▶ Les AirPods 4 et les AirPods 5 côte à côte, dans la vidéo
1. Une réduction de bruit impressionnante, avec une sensation de pression
Le premier problème vient aussi de leur plus grande qualité, la réduction de bruit active. À Bordeaux, je suis passé à côté d’un chantier. J’active la réduction de bruit en maintenant appuyé sur la tige, et là, je vous avoue que c’est le choc. Une bulle de silence se crée tout de suite.

Pour des écouteurs ouverts, c’est impressionnant, et beaucoup mieux que sur les AirPods 4, qui étaient déjà excellents. Un peu de musique suffit pour se couper du monde.
Mais je constate aussi une sensation de pression sur les tympans. Et ça, je pense que ça va gêner certains d’entre vous.
▶ La réduction de bruit activée à côté du chantier, dans la vidéo
Comment marche la réduction de bruit, et d’où vient la pression
Des micros à l’extérieur de l’écouteur captent le bruit autour de nous. Dans chaque écouteur, une puce calcule en temps réel une onde exactement inverse et la joue dans le haut-parleur, en même temps que la musique. Le bruit et l’antibruit se croisent devant ton tympan et s’annulent, et un micro à l’intérieur vérifie ce qui arrive dans ton oreille pour corriger en boucle. Ça marche extrêmement bien sur des bruits constants, un moteur, une clim, un avion, et beaucoup moins sur un cri d’enfant ou un klaxon.

Sur les AirPods Pro, l’embout en silicone bouche le conduit auditif. Tout seul, il bloque déjà une bonne partie des aigus et des médiums, et l’antibruit, joué dans une chambre fermée, peut pas s’échapper. L’annulation est propre.
Sur les AirPods 5, le conduit reste assez libre, sans effet bouchon, donc on a zéro isolation passive ou presque. L’antibruit fait tout le travail, il s’échappe par les côtés, et le bruit rentre beaucoup plus facilement. La puce doit envoyer une onde plus conséquente, que ton oreille perçoit comme une pression. Ton cerveau perd un petit peu ses repères. Il entend pas plus de bruit, mais il sent qu’il reçoit une grosse onde.
Les écouteurs ouverts ont aussi un peu plus de mal avec les grondements graves, la grosse force de la réduction de bruit active sur les écouteurs fermés. Je vous ai fait un enregistrement avec mes appareils de mesure pour vous en rendre compte.
▶ Écouter la réduction de bruit avec mes appareils de mesure, dans la vidéo
Un début de solution, le mode audio adaptatif
Heureusement, pour ce problème, j’ai un début de solution. Sur les AirPods 5, tu as trois modes, la réduction de bruit active, le mode transparence et l’audio adaptatif. En audio adaptatif, la puce dose la réduction de bruit toute seule, en fonction du bruit autour de toi, et tu peux même encore choisir un peu plus de réduction de bruit ou de transparence.

Ça change pas mal de choses, sauf quand il y a beaucoup de bruit, parce que la réduction de bruit se met alors à fond. Dans une rue vivante mais sans travaux, j’ai trouvé l’écoute moins gênante qu’avec la réduction de bruit à fond.
Si tu en as l’occasion, je t’encourage quand même à essayer, parce que même comme ça, il se pourrait que ça te plaise pas trop. Dans ce cas, je te conseillerais plutôt des AirPods Pro, où cet effet est moins présent, avec par contre ce petit embout qui rentre dans l’oreille.
▶ Les modes de réduction de bruit dans les réglages, dans la vidéo
2. La version à 149 € : pour 20 € de moins, tu perds quatre choses
À regarder le nom des deux produits, on pourrait croire qu’ils ont les mêmes écouteurs, la même réduction de bruit et le même son, avec seulement un boîtier différent. Sauf que pas vraiment. Pour 20 € de différence, le modèle le moins cher perd quatre choses assez importantes. La charge sans fil, déjà. Le petit haut-parleur du boîtier, pour le faire sonner avec Localiser quand on le cherche. Le volume réglé d’un glissement sur la tige, super pratique. Et surtout une heure d’autonomie.

Ma solution, c’est clairement de mettre les 20 € en plus. Au final, pour moi, le modèle à 149 € devrait même pas exister.
▶ Les quatre choses que perd la version à 149 €, dans la vidéo
3. 5 heures d’autonomie, c’est le minimum acceptable
Avec la réduction de bruit active, on a 5 heures. Les AirPods Pro 3 font 8 heures, les Pixel Buds 2a de Google 7 heures au même prix, et les excellents Huawei FreeBuds Pro 5, au même prix aussi, 6 heures. Pour moi, en 2026, 5 heures, c’est le minimum acceptable. Ça suffit pour travailler une demi-journée, les recharger dans le boîtier pendant le repas et reprendre pour la deuxième moitié de la journée, ou pour un Paris-Bordeaux en train. Sur un long-courrier, ça va vite être limité.

Il y a deux solutions. La recharge est assez rapide, avec 5 minutes dans le boîtier pour une heure d’écoute. Et sans la réduction de bruit active, tu peux gagner deux heures. Pour tout vous dire, en audio adaptatif, ici à la maison, je dépassais assez facilement les 5 heures, autour de 6 heures. Les 5 heures d’Apple, c’est avec la réduction de bruit active à fond en permanence, et je pense à un volume assez élevé.
▶ L’autonomie face aux AirPods Pro 3, Pixel Buds 2a et FreeBuds Pro 5, dans la vidéo
4. Le micro, comparé sur 8 AirPods : les EarPods à 19 € font mieux
Pour ce test, j’ai enregistré un appel dans les mêmes conditions avec tous mes AirPods, des EarPods filaires à 19 € jusqu’aux AirPods Max à 580 €, en passant par toute la gamme. D’abord au calme, puis avec un gros bruit de ville sur toutes les enceintes du studio.

Résultat, ce sont les EarPods à 19 €, le modèle le moins cher, qui ont la meilleure qualité de micro. Le micro est sur le câble, très près de la bouche, et en filaire, il y a pas de compression audio. Sur les AirPods, le micro est sur la tige, et la puce doit reconstruire la voix en enlevant le bruit autour. Elle le fait assez bien. La voix reste compréhensible, mais elle sort un peu compressée, un peu robotique. C’est vrai sur toutes les générations d’AirPods, ça s’améliore un petit peu à chaque fois, mais c’est pas délirant, et ce sera bien mieux sur des FreeBuds Pro de Huawei.
Côté solution, si tu appelles dans le bruit, active le mode isolation vocale dans le centre de contrôle. Il coupe une bonne partie du bruit autour. Et comme c’est le téléphone qui l’applique, pas les écouteurs, ça marche aussi avec des EarPods filaires.
▶ Écouter les appels passés avec les 8 AirPods, dans la vidéo
5. Sans appareil Apple, pas d’application, et ça fait beaucoup de choses
Dernier problème, la fermeture à l’écosystème Apple. Tout le monde a pas un écosystème 100 % Apple. Tu peux avoir un iPad sans iPhone, un iPhone sans Mac, mais tes écouteurs, tu as envie de les utiliser avec tous tes appareils. Bonne nouvelle, entre guillemets, ils sont pas réservés aux appareils Apple. Au lieu d’ouvrir simplement le boîtier, tu tapotes dessus, ils passent en mode appairage, et tu les retrouves sur ton PC Windows ou ton téléphone Android.

Le truc dommage, c’est qu’il y a pas d’application. Hors appareil Apple, tu as pas de réglages, pas de niveau de batterie détaillé, pas de traduction, pas de mode Localiser et pas de mise à jour des écouteurs, qui passent seulement par les appareils Apple. Ça fait quand même beaucoup de choses.
On pourrait se dire « si tu as un Android ou un PC Windows, achète autre chose ». Pour des AirPods Pro 3, je suis d’accord, il y a plein d’alternatives, chez Sony ou Technics en haut de gamme, chez Huawei ou Samsung pour le rapport qualité-prix. Mais des écouteurs non intra avec ce niveau de réduction de bruit active, il y en a pas. Shokz s’en rapproche un petit peu avec ses OpenFit Pro, mais il reste un petit écart, et c’est même pas le même format. Je comprends donc que quelqu’un qui aime pas l’intra et veut une réduction de bruit efficace soit tenté. Et à la limite, il suffit d’un appareil Apple chez vous pour faire les réglages, après ça reste.
▶ L’appairage des AirPods 5 avec un téléphone Android, dans la vidéo
Le son, pas un problème, mais pas une raison de changer
Le son, je le mets à part, parce que c’est pas un problème, mais c’est pas non plus ce qui va te faire changer d’écouteurs. Je les ai surtout comparés aux AirPods 4. Au calme, le son est plus riche, avec des basses un peu plus présentes, des voix mieux détachées et un peu plus de timbre. Il s’améliore nettement, mais on est encore loin des meilleurs écouteurs intra.

Comme toujours avec Apple, pas de signature particulière. C’est ni chaud, ni brillant, ni typé basse, c’est hyper équilibré. Bref, c’est un son AirPods. Par contre, dès que la réduction de bruit est à fond, le son se dégrade un peu.
En musique, ça colle avec tous les styles. Le spectre est respecté, les basses descendent un peu plus bas que sur le modèle précédent et les voix ressortent bien. J’aurais aimé des aigus plus précis et une meilleure séparation des instruments, mais pour ça, il faut généralement dépasser la barre des 200 €, donc je peux pas trop en tenir compte à ce prix-là.
En vidéo, je suis surpris par la largeur de la scène sonore. Ils sont vraiment les maîtres dans l’art de l’audio spatial, et ça en fait de super écouteurs, de la série sur l’iPhone jusqu’au film en grand écran via l’Apple TV. En jeu sur iPhone, la latence reste contenue. Je dirais pas bonne, parce que sur un jeu nerveux, le décalage est très clair, mais c’est pas injouable, et la bonne spatialisation rattrape un peu le coup.
Côté technique, on a la puce H2 des AirPods Max 2 et des AirPods Pro 3, qui date de 2022, et les codecs de base, SBC et AAC. Pas de lossless ni de LDAC, mais c’est pas très grave, puisque les appareils Apple supportent seulement le SBC et l’AAC. La bonne nouvelle vient d’iOS 27, qui propose enfin un égaliseur. C’est de l’ultra basique, avec trois bandes, une pour les graves, une pour les médiums, une pour les aigus. Mais c’est toujours mieux que ce qu’on avait avant, c’est-à-dire rien du tout.
▶ Le nouvel égaliseur à trois bandes d’iOS 27, dans la vidéo
Mon comparatif interactif AirPods
Sur mon site, je t’ai aussi préparé un comparatif interactif d’AirPods. Tu y compares tes AirPods actuels avec ceux que tu envisages, pour voir ce que tu y gagnerais concrètement. J’ai listé un maximum de caractéristiques, et à chaque fois, une petite phrase te dit ce que ça t’apporte ou ce que ça t’enlève.


